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RER C DIRECTION JUVISY juillet 15 2012

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REC C
Nous fûmes le 07 juillet dans la région francilienne. Le TGV vint tout juste d’entrer en gare. “Bienvenue en gare de Lyon qui est terminus de ce train. Le commandant de bord ainsi que toute l’équipe de la SNCF vous souhaite un bon séjour. Nous prions tous les passagers de bien vérifier n’avoir rien oublié avant de quitter leurs places”, annonça le conducteur de train. Il fut 23h36 à ma montre. Certains passagers commencèrent à se diriger vers la porte de sortie pendant que d’autres rangeaient leurs affaires.

On entendait au loin des bruits sonores des locomotives certainement venant des villes environnantes. Impassible devant cette scène, je pris mon temps avant de débarquer à mon tour. En effet, rien ne sert de courir il faut partir à point. Il est évident que si tout le monde se levait en même temps cela provoquera un embouteillage humain. De toute façon les issus de sortie ne sont pas assez large pour laisser passer plus de deux personnes. Une file indienne serait la solution idéale pour fluidifier la circulation de cette marée humaine. Une minute de perdu peut parfois avoir des effets bénéfiques sur la civilité dans les transports en commun. Sur ce plan, on a beaucoup à apprendre des nippons qui ont sus exploité l’espace de façon rationnelle. Dans cette société, il semble naturel de se ranger sur la file de droite lorsqu’on emprunte les escaliers automatiques ; la file de gauche est réservée aux personnes pressées.

La tête à peine à l’extérieur qu’une brise légère et suave me caressa le visage. La température était douce. Les bords des quais étaient occupés par des voyageurs, des accompagnateurs ainsi que les agents de la SNCF reconnaissable à travers leur uniforme. La gare semblait abriter une scène où s’étalait le spectre des affects, joie et tristesse s’entrelaçaient, rires et larmes s’encastraient… Ceux qui accueillait sautaient de joie pendant ceux qui accompagnait pleuraient de tristesse. A quelques pas de la sortie du train, un couple s’embrassait tendrement. Les deux tourtereaux firent leur maximum pour graver un dernier souvenir dans le cœur de leur bien aimé. « Appelles-moi dès que tu arrives ! » cria la jeune femme à son adonise. « Tu me manque déjà », répliqua le jeune homme à sa dulcinée. Il fit 23h50 et il était temps de partir.

Peu à peu, j’avançai en direction de la ligne 14. Après avoir acheté mes tickets, je me dirigeai vers les portiques de sécurité. « Est-ce que je peux passer avec vous », glissa un adolescent à mon attention. Je lui répondis : « Oui, bien sûr ». A ce moment précis, juste avant de traverser le tourniquet une question me tarauda l’esprit : « Si les contrôleurs constatent ce flagrant délit qu’en cours le Saint Maritain ? » Certainement, une amende parce qu’il a voulu aidé son prochain. Cet acte qui paraît au premier regard bien est considéré comme un mal selon les lois de la société de transport. Ainsi, l’aide suivant l’angle de vue revêt un double sens. Si l’intelligence est la faculté de discerner le bien et mal, certains principes ou vertus sèmeraient le doute dans l’Esprit de l’Homme. Le bien et le mal forment donc un couple en parfaite symbiose. Je pris le métro en direction des Olympiades et je descendis à la station Bibliothèque François Mitterand. Il était 00h08. Le prochain RER en direction de Juvisy est prévu pour 00h13. Il dessert plusieurs gares parmi les quelles Choisy Le Roi. D’ailleurs, c’est le quatrième arrêt.

Dans les secondes qui suivent cette information, je me hâtai pour traverser les portiques. Quand la sonnerie annonçant l’entrée en gare du RER retentit, et que la locomotive pointa son nez, tous les usagers s’écartèrent des bordures des quais d’un mouvement uniforme. Le train s’arrêta quelques instants : quelques voyageurs descendirent du train pendant que les nouveaux passagers patientaient de part d’autres de l’entrée des voitures. D’un pas décidé, je m’avançai vers l’intérieur en heurtant au passage un bagage qui trainait sur le sol. « Attention ! », s’écria une vielle dame bienveillante. Je lui répondis : « Merci pour votre sollicitude. » A bord, il y avait plusieurs places inoccupées. Le RER avait deux niveaux et j’ai choisi de m’installer au Wagon du dessus. Toute de suite après, un signal sonore annonça la fermeture des portes et le départ imminent du train. Le RER peut enfin poursuivre son trajet.

Pour éviter de m’ennuyer, je sortis mon téléphone mobile et je commençai à lire mes mails. Un message important captiva mon attention. Pendant ce temps là le train poursuivait son chemin à la vitesse croisière. Quant à moi, je cherchais comprendre les tenants et les aboutissants de ce mail. Soudain, mon téléphone se mis sonner et mon esprit regagna brusquement son enveloppe charnelle tel un puzzle dont on venait d’imbriquer la dernière pièce. J’ai appuyé sur le bouton accepter et je dis : « Allo ! » et mon interlocuteur répondit : « Oui, tu es où ? » C’était mon ami qui venait aux nouvelles. Après un bref échange, il semblerait selon ses dires que j’aurais dépassé mon arrêt. Il était 1h44 et c’était le dernier train…

Yatasou






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